Ce que j'aime, quand le mois de Juin et la fin de l'année arrivent, c'est ce sentiment si particulier issu de la parfaite transition entre deux 'évènements' quelque peu contraires. Ce sentiment si particulier de nostalgie et de joie mêlé à une douce mélancolie dont on se laisse tranqillement envelloper. On a du mal à se dire qu'il faut désormais tourner la page, et garder tous les moments heureux (et malheureux !) que l'on a écrit durant quelques mois. Garder ces moments précieux dans un petit coin de notre mémoire, en prenant soin de ne pas les écorner de quelques larmes superflues. Pleurer quelque chose qui se termine, à quoi bon ? Il est vrai que ce n'est pas chose facile. Et repenser à tous ces merveilleux instants que l'on a à nouveau vécu à fond, pour le meilleur comme pour le pire, cela fait inéluctablement naître en nous un sentiment quelque peu douloureux. La douleur de se dire que tout est désormais fini, que rien ne sera plus pareil, qu'on le veuille ou non. L'indicible douleur de savoir que l'avenir ne sera peut-être pas aussi beau.
Mais ce qu'il y a de bien, c'est que ce sentiment s'accompagne d'une certaine joie, la joie des beaux jours qui arrivent, et de l'insouciance de nos journées passées à ne rien faire, ou presque. Et surtout, surtout, pour nous, passionés de vélo, l'immense joie de voir arriver la grande fête de Juillet.
Le Tour de France.
Déjà parce que, tout d'abord, derrière cet évènement se cache une multitude de magnifiques souvenirs enfouis quelque part au fond de notre mémoire. Et parce que derrière cet évènement se cache un vrai mythe, une vraie légende. Quelque chose d'intemporel et de majestueux.
Le Tour et ses routes ensoleillées (certes, pas toujours [c'est vrai, ça a l'air assez mal barré pour cette année]), son peloton, long serpentin multicolore, ses champions valeureux et qui ne manque pas de courage (pour moi qui le pratique, je n'hésite pas à le dire : le vélo est le sport le plus dur au monde !), le Tour et ses spectateurs enflammés, le Tour et sa caravane, le Tour et ses exploits, ses défaillances, ses joies, ses détresses... Le long film du Tour qui passe beaucoup trop vite, ce beau feuilleton que l'on a plaisir à retrouver chaque jour trois semaines durant...
Oui, le Tour, c'est tout ça, et c'est bien plus encore...
Et voilà qu'on est donc dans cette période si particulière d'avant-Tour. Une période d'attente et de beaux espoirs...
Alors voilà, juste pour dire que j'aime tout particulièrement cette période de l'année... Que je l'attends toujours avec impatience... Et qu'à chaque fois, je redouble d'impatience que les cours (et les exams') soient finis, pour enfin me mettre dans ma 'bulle' Tour... Pour enfin pouvoir rêver...
Merci au vélo.
Et merci au Tour.
J'aurais loupé tellement de choses si je ne m'étais pas assise dans ce canapé, en ce mois de Juillet 2005... P'tin, j'le regrette pas (ce qui n'est pas le cas de tout le monde, mais vous savez quoi ? JE M'EN FOUS ! Ma passion est et restera plus forte que tout...).
Prêts ? Alors on repart pour un Tour...
[J-2]